Demander le divorce d’un conjoint brésilien
Par le Dr Mauricio Ejchel
Divorcer d’un conjoint brésilien exige une analyse de la compétence avant le choix de la procédure. Le lieu de célébration du mariage, la nationalité des époux, leurs domiciles actuels, la situation des biens et la situation des enfants remplissent des fonctions juridiques différentes. Un mariage célébré au Brésil n’établit pas, à lui seul, que toutes les conséquences de sa dissolution doivent y être tranchées.
La tâche pratique consiste à distinguer la dissolution du lien matrimonial du partage des biens, de la responsabilité parentale, du droit de visite et des aliments, puis à identifier l’autorité compétente pour chaque question et le lieu où sa décision devra produire ses effets. Cette distinction importe tant à l’époux qui engage la procédure qu’à celui qui a déjà divorcé à l’étranger et dont les actes d’état civil brésiliens ou les arrangements financiers restent en suspens.
1. Établir le rattachement au Brésil et la juridiction compétente
La nationalité brésilienne n’est pas une règle universelle de compétence. Les articles 21 et 22 du Code de procédure civile (CPC) retiennent des critères de rattachement tels que le domicile du défendeur au Brésil, une obligation devant y être exécutée, des faits pertinents survenus au Brésil et la soumission à la juridiction brésilienne. Les aliments comportent des critères légaux supplémentaires. L’avocat doit rattacher la demande concrète à la disposition applicable, plutôt que de s’appuyer sur le passeport de l’autre époux.
La compétence internationale et la compétence territoriale interne relèvent d’examens distincts. Une fois la juridiction brésilienne établie, l’article 53 désigne le tribunal local approprié pour le divorce et les demandes connexes, avec des règles relatives aux enfants, au dernier domicile conjugal, au défendeur et à la victime de violences domestiques et familiales. Les procédures en cours, les adresses actuelles des deux époux et toute mesure de protection doivent être signalées dès le départ.
L’article 23, III, réserve aux juridictions brésiliennes le partage des biens situés au Brésil dans les procédures de divorce ou de dissolution de l’union stable, quels que soient la nationalité ou le domicile étranger du propriétaire. Un divorce étranger peut donc mettre fin au mariage tout en laissant subsister une question patrimoniale brésilienne appelant un traitement distinct. Un accord étranger portant sur ces biens exige une analyse spécifique de reconnaissance et de mise en œuvre ; le consentement ne doit pas être assimilé à un transfert automatique de propriété.
2. Distinguer le droit au divorce des autres différends
L’amendement constitutionnel 66/2010 a donné à l’article 226, paragraphe 6, sa rédaction actuelle, qui permet la dissolution du mariage civil par le divorce. L’époux qui demande le divorce n’a pas à prouver une faute, à obtenir l’accord de l’autre époux ni à respecter un délai préalable de séparation. L’opposition à des propositions financières ou parentales doit être examinée au fond, et non traitée comme un pouvoir de maintenir le lien matrimonial contre la volonté du demandeur.
L’article 1.581 du Code civil permet expressément le divorce avant le partage des biens. Dans une procédure judiciaire, l’avocat peut examiner si une décision distincte sur l’état matrimonial est procéduralement possible, notamment au titre de l’article 356 du CPC. Cela ne dispense ni de la compétence, ni d’une procédure régulière, ni du traitement des autres demandes ; cela ne garantit pas non plus que toute demande aboutira à une décision immédiate.
La requête et tout accord doivent distinguer la modification de l’état civil demandée, l’usage des noms, les biens réservés pour un partage ultérieur, les aliments et les dispositions relatives aux enfants. Un document indiquant seulement que les parties s’accordent sur le divorce peut laisser sans réponse des questions substantielles. Inversement, un désaccord sur une évaluation ou un calendrier de vacances ne doit pas être présenté comme faisant nécessairement obstacle à la dissolution elle-même.
3. Choisir la voie judiciaire ou extrajudiciaire selon les conditions actuelles
Une demande contentieuse exige un traitement judiciaire. Des époux d’accord peuvent également recourir à la requête conjointe judiciaire prévue à l’article 731 du CPC. Ses termes portent sur les biens communs, la pension entre époux, la garde, le droit de visite et la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants, selon le cas. Le partage des biens peut être différé selon le cadre légal, plutôt que dissimulé par une déclaration inexacte d’absence de biens.
Le divorce extrajudiciaire est constaté par acte authentique devant notaire et exige l’assistance d’un avocat ou d’un défenseur public. L’article 733 du CPC et la Résolution CNJ 35/2007 doivent être lus ensemble. Depuis la Résolution 571/2024, l’article 34, paragraphe 2, de la Résolution 35 permet l’acte même lorsque le couple a des enfants communs mineurs ou juridiquement incapables, à condition que toutes les questions relatives à leur garde, à leur droit de visite et à leur pension aient déjà été tranchées judiciairement et que cette décision soit mentionnée dans l’acte.
Le notaire n’acquiert pas pour autant le pouvoir de trancher des différends non résolus concernant les enfants. Les dispositions actuelles exigent également des déclarations relatives aux enfants et à l’absence de grossesse ou à l’ignorance d’une grossesse ; l’existence d’un enfant à naître et la portée de l’article 733 du CPC doivent être prises en compte lors du choix de la voie. Un consentement réel demeure essentiel, et l’article 46 permet un refus motivé en présence d’indices sérieux de préjudice pour un époux ou de doute sur la déclaration de volonté.
La comparution personnelle peut être remplacée, lorsque les conditions sont remplies, par un mandataire muni d’une procuration authentique comportant des pouvoirs spéciaux et les termes essentiels. L’article 36 fixe à trente jours la durée de validité de cet acte. Une procuration établie à l’étranger doit être préparée pour l’acte brésilien envisagé, avec les formalités pertinentes d’authentification et de langue. Il ne faut pas présumer qu’un mandat général suffit, ni présenter la voie notariale comme invariablement plus rapide ou moins coûteuse.
4. Réunir les documents et organiser la participation depuis l’étranger
L’acte de mariage et la situation actuelle de l’état civil constituent le point de départ. Si le mariage a été célébré à l’étranger, vérifiez s’il existe ou s’il faut une transcription au Brésil et si un divorce antérieur a été correctement mentionné. L’article 33 de la Résolution CNJ 35 précise les documents du divorce notarié ; une procédure judiciaire exige en outre des éléments à l’appui de la mesure effectivement demandée.
Les pièces en langue étrangère destinées à un usage judiciaire relèvent de l’article 192 du CPC. L’authentification doit être distinguée de la traduction et de la reconnaissance : l’apostille, lorsque la Convention de 1961 s’applique, authentifie la signature, la qualité et le sceau publics concernés, et non la véracité matérielle ou la force exécutoire universelle du document. La légalisation consulaire ou une dispense applicable peut régir d’autres situations. Obtenez des actes et des décisions complets, et non des extraits isolés choisis sans leur contexte décisionnel.
Le CPF est une question pratique d’identification, et non un substitut à la compétence. L’article 319 du CPC demande des informations d’enregistrement et d’identification, mais comporte aussi des garanties contre le déni d’accès à la justice lorsque l’information ne peut raisonnablement être obtenue. Les actes notariés exigent expressément la documentation du CPF. Les indications de la Receita Federal distinguent les voies ouvertes aux personnes résidant à l’étranger, y compris les ressortissants étrangers ; il est inexact de promettre à tout demandeur étranger une inscription simple et entièrement en ligne.
L’article 236, paragraphe 3, du CPC permet l’accomplissement d’actes de procédure par visioconférence ou par un autre moyen audiovisuel en temps réel. Cette faculté ne rend pas toute affaire entièrement dématérialisée et ne dispense pas d’une signification régulière à l’époux résidant à l’étranger. L’avocat doit vérifier les indications de la juridiction, le besoin d’un interprète, toute comparution personnelle et la voie applicable de signification ou de coopération avant toute décision de voyage ou de calendrier.
- Acte de mariage et inscription ou transcription brésilienne pertinente, avec la mention de toute dissolution antérieure.
- Pièces d’identité, informations relatives au CPF le cas échéant, adresses et procuration convenablement rédigée.
- Contrat de mariage, documents relatifs au régime matrimonial, titres de propriété et preuves des acquisitions, des dettes, des revenus et des évaluations proposées.
- Actes de naissance ou pièces d’identité des enfants, décisions en vigueur relatives à la garde et aux aliments et éléments concernant les soins, l’éducation, la santé et la protection lorsque ces questions se posent.
- Procédures ou décisions étrangères complètes pertinentes pour la compétence, la signification, la reconnaissance ou une obligation existante, avec la certification, l’authentification et la traduction requises.
5. Déterminer la loi applicable aux biens avant de calculer le partage
Le lieu de célébration et la nationalité d’un époux ne désignent pas automatiquement le droit patrimonial brésilien. L’article 7, paragraphe 4, de la Lei de Introdução às Normas do Direito Brasileiro (LINDB) renvoie au domicile des époux au moment du mariage ou, si leurs domiciles étaient différents, au premier domicile conjugal. Établissez cet historique et obtenez le contrat effectif avant d’appliquer un régime brésilien à des biens acquis dans plusieurs pays.
Lorsque le droit matériel brésilien s’applique, le Code régit la communauté partielle, la communauté universelle, la séparation de biens et la participation finale aux acquêts (participação final nos aquestos), ainsi que les situations soumises à un régime obligatoire. À défaut de convention efficace, l’article 1.640 institue la communauté partielle, sous réserve des exceptions légales applicables. Le juge ne remplace pas simplement le régime par une appréciation illimitée de ce que chaque époux a apporté ou de ce qui paraîtrait équitable.
La qualification dépend des règles applicables, de la date et du titre juridique de l’acquisition, des exclusions, des dettes et des preuves rattachant des fonds à des biens déterminés. Sous le régime de la communauté partielle, par exemple, les biens acquis à titre onéreux pendant le mariage peuvent être communs même s’ils sont inscrits au nom d’un seul époux, tandis que le Code prévoit des exclusions telles que les biens antérieurs au mariage et ceux reçus par succession ou donation, dans les cas qu’il vise. Préparez le dossier financier en conséquence et distinguez la propriété, l’évaluation, le partage et l’inscription ultérieure nécessaire à la réalisation d’un transfert.
6. Traiter distinctement la responsabilité parentale, la résidence et des contacts sûrs
Le divorce n’éteint pas, à lui seul, l’autorité parentale. Les articles 1.583 et 1.584 du Code civil distinguent la guarda compartilhada de la guarda unilateral, tandis que les articles 1.632 et 1.634 traitent de la relation parentale et des pouvoirs qui subsistent. La garde partagée concerne la responsabilité et l’exercice des droits et devoirs ; la résidence principale n’est ni un droit légal de la mère ni une désignation conférant à l’un des parents un contrôle illimité.
L’intérêt de l’enfant et sa situation réelle déterminent l’organisation de la résidence et du temps parental. Un arrangement partagé ne se définit pas par un nombre automatiquement égal de nuits, et un temps substantiel passé avec chaque parent ne doit pas être écarté au seul motif qu’on lui attribue une autre qualification. La décision doit préciser les décisions importantes, l’échange d’informations, les soins quotidiens et le calendrier pratique, plutôt que de reposer sur une notion non traduite de garde conjointe.
La préférence légale pour la garde partagée comporte des exceptions. L’article 1.584, paragraphe 2, modifié par la loi 14.713/2023, vise expressément les éléments indiquant une probabilité de violences domestiques ou familiales. L’article 699-A du CPC impose l’interrogation prévue avant la médiation et la conciliation en matière de garde. Les contacts, la supervision et les remises de l’enfant doivent être organisés au regard des éléments de risque, sans considérer l’absence de condamnation pénale définitive comme une réponse à toute préoccupation de protection.
Les calendriers scolaires, les vacances, les vols, les accompagnateurs, les frais, les fuseaux horaires et la communication à distance doivent être coordonnés lorsque les parents vivent dans des pays différents. Des périodes de vacances plus longues à l’étranger peuvent être envisagées lorsque cela est approprié, mais aucune visite internationale fixe n’est garantie. La délivrance d’un passeport, l’autorisation d’un voyage et le consentement à une installation définitive sont des questions distinctes : l’article 11 de la Résolution CNJ 131/2011 prévoit que l’autorisation de voyage ne vaut pas autorisation de résidence permanente, sauf mention expresse.
7. Apprécier les aliments dus aux enfants et à l’ex-conjoint sans présomption fixe d’âge ou de durée
En vertu des articles 1.694 et 1.695 et 1.703 du Code civil, les aliments sont appréciés en fonction des besoins du créancier et des ressources des débiteurs. Les dépenses documentées de l’enfant, les moyens des deux parents et la répartition pratique de la prise en charge sont déterminants ; l’analyse ne se limite pas aux revenus du parent qualifié de non gardien. La garde partagée ne supprime pas automatiquement la contribution financière.
La majorité à dix-huit ans n’éteint pas automatiquement une obligation alimentaire existante envers l’enfant, et aucune règle légale universelle ne la prolonge uniquement jusqu’à vingt-cinq ans en cas de poursuite d’études supérieures. Les études peuvent être pertinentes pour établir le besoin, mais le droit et sa cessation exigent une appréciation. La Súmula 358 du STJ exige une décision judiciaire, après débat contradictoire, avant la suppression au motif que l’enfant a atteint la majorité. Le débiteur doit solliciter la révision appropriée plutôt que d’interrompre unilatéralement les paiements.
La pension due à l’ex-conjoint est une question distincte. Le STJ la considère comme exceptionnelle et, en principe, transitoire, tout en reconnaissant des circonstances susceptibles de justifier une obligation plus longue ou indéterminée, notamment une incapacité démontrée de travailler ou de recouvrer l’autonomie financière. L’ementa et le vote pertinent dans l’AgInt no AREsp 3.066.352/SP, publié le 3 juillet 2026, réaffirment cette approche. Ni la loi ni cette décision n’instaurent un plafond général de deux ans ; le besoin, les ressources, la santé, l’âge et la capacité réelle de gain exigent une preuve individualisée.
8. Distinguer l’exécution, l’entrave aux contacts et la protection
Une obligation alimentaire impayée peut donner lieu à une exécution sur les biens, notamment par saisie ou retenue sur salaire, et la contrainte par corps civile est possible dans le cadre de la procédure spécifique et pour les échéances visées à l’article 528 du CPC. Il ne s’agit pas d’une sanction pénale automatique pour toute somme impayée. Les restrictions de passeport ne constituent pas davantage une conséquence ordinaire : la synthèse officielle du STJ relative aux mesures d’exécution atypiques souligne la subsidiarité, la motivation, le débat contradictoire et la proportionnalité.
La loi 12.318/2010 vise des actes déterminés d’aliénation parentale, avec des modifications parmi lesquelles la loi 14.340/2022. Son cadre permet une évaluation et des mesures proportionnées face à une ingérence dans la relation de l’enfant avec un parent ; il ne fait pas de chaque visite manquée, de chaque désaccord ou de chaque allégation de maltraitance une preuve d’aliénation. Conservez les communications complètes, les décisions en vigueur, les tentatives de remise de l’enfant et les circonstances de chaque incident. L’expertise psychologique ou biopsychosociale, lorsqu’elle est nécessaire, doit répondre aux questions juridiques et factuelles, et non remplacer la preuve par une étiquette diagnostique.
Les dispositions protectrices de la loi et les garanties contre la violence en matière de garde doivent être lues ensemble. Une demande de contacts supervisés, de modification des remises, de sanctions financières ou de changement de garde exige son propre fondement probatoire et procédural. La sécurité de l’enfant ne peut faire l’objet d’une transaction, tandis qu’une allégation ne doit pas être présentée comme un fait établi. Le paiement des aliments et l’exercice du droit de visite demeurent des obligations distinctes.
9. Faire reconnaître un divorce étranger et distinguer les instruments de La Haye pertinents
Un divorce étranger n’exige pas toujours une action en homologation devant le STJ. L’article 961, paragraphe 5, du CPC et les articles 464 et 465 du Code national des normes extrajudiciaires, institué par le Provimento CNJ 149/2023, prévoient la mention directe à l’état civil d’un divorce consensuel étranger simple ou pur portant uniquement sur la dissolution, y compris lorsqu’il résulte d’une décision non judiciaire remplissant les conditions. L’officier d’état civil exige la décision complète, la preuve de son caractère définitif, la traduction officielle prévue et l’authentification. Son application doit être vérifiée au regard de l’acte étranger précis.
La même disposition du CNJ distingue le divorce consensuel qualifié, comportant des clauses relatives à la garde, aux aliments ou aux biens, qui exige une homologation préalable par le STJ. Les décisions contentieuses et l’effet de certaines dispositions accessoires appellent une analyse propre au titre des articles 960 à 965 du CPC, notamment quant à la régularité de la citation, à l’efficacité dans le pays d’origine, à l’ordre public et à la compétence exclusive brésilienne. La reconnaissance, l’exécution et la mention de l’état matrimonial sont des étapes différentes ; le jugement d’une juridiction étrangère ne doit pas être traité comme un transfert exécutoire de plein droit de biens situés au Brésil.
La Convention de La Haye de 1980 sur l’enlèvement d’enfants fournit un cadre de retour pour les déplacements ou non-retours illicites remplissant ses conditions, et non un système général d’exécution des accords de divorce ou de partage des biens matrimoniaux. Les articles 16 et 19 distinguent la procédure de retour du fond du droit de garde. La Convention de La Haye de 1978 sur les régimes matrimoniaux ne doit pas non plus être invoquée comme si le Brésil y était partie : l’état présent publié par la HCCH ne mentionne pas le Brésil. L’objet de chaque instrument, son application entre les pays concernés et ses exigences procédurales doivent être établis.
10. Négocier lorsque cela est approprié et achever la mise en œuvre
Les articles 694 à 696 du CPC encouragent la résolution amiable dans les procédures familiales et permettent une suspension pour une médiation extrajudiciaire ou un accompagnement pluridisciplinaire à la demande des parties. Les efforts de conciliation ne créent pas de délai de réflexion obligatoire pour le divorce, n’écartent pas les mesures urgentes et ne justifient pas une négociation directe dangereuse. Les termes doivent être vérifiés quant au consentement éclairé, à la faisabilité de leur exécution et aux homologations exigées par l’intérêt des enfants.
Aucune durée nationale vérifiée ne permet de promettre qu’un divorce international contentieux durera de douze à seize mois. La signification à l’étranger, la preuve financière, les évaluations, l’expertise, les questions de protection et les litiges connexes peuvent affecter différentes parties de l’affaire. Un plan opérationnel doit identifier le prochain acte de procédure, les preuves nécessaires, toute demande urgente et le travail distinct requis après la dissolution : mention à l’état civil, inscription des biens, mise en œuvre des aliments et reconnaissance dans chaque pays concerné.
Questions fréquentes
Dois-je introduire la procédure au Brésil parce que mon conjoint est brésilien ?
Non. La nationalité ne tranche pas, à elle seule, toutes les questions de compétence. Examinez les critères de rattachement des articles 21 à 23 du CPC, la mesure précise demandée et les procédures étrangères pertinentes. Les biens situés au Brésil peuvent soulever une question de partage relevant de la compétence exclusive brésilienne même lorsque l’état matrimonial est tranché ailleurs.
Mon conjoint peut-il empêcher le divorce en refusant de donner son accord ?
L’accord est nécessaire pour la voie amiable, mais le droit au divorce ne dépend ni du consentement de l’autre époux ni de la preuve d’une faute. La compétence et une procédure régulière restent requises. Les différends relatifs aux biens, aux aliments et aux enfants appellent leur propre décision et n’ont pas tous à être réglés avant la dissolution.
Des enfants mineurs excluent-ils toujours le divorce notarié ?
Non. En vertu de l’article 34, paragraphe 2, de la Résolution CNJ 35/2007, modifié par la Résolution 571/2024, l’acte est permis si toutes les questions relatives à la garde, au droit de visite et à la pension des enfants communs mineurs ou incapables ont déjà été tranchées judiciairement et y sont mentionnées. Les autres exigences légales et notariales, y compris les déclarations pertinentes et l’assistance juridique, demeurent applicables.
Puis-je mener toute la procédure depuis l’étranger ?
Des actes de procédure à distance et une représentation peuvent être possibles, mais ils dépendent de la voie choisie, de l’acte conférant les pouvoirs et des exigences de l’autorité compétente. Vérifiez l’identification, l’authentification, la traduction, la signification et toute indication relative à la comparution. Ni la procédure électronique ni une procuration générale ne garantissent qu’aucun acte personnel ne sera nécessaire.
Les biens seront-ils partagés automatiquement selon la loi brésilienne ?
Non. Déterminez d’abord la loi applicable selon les règles de conflit pertinentes, notamment l’article 7, paragraphe 4, de la LINDB. Si le droit patrimonial brésilien s’applique, identifiez le régime et ses exceptions. L’absence de contrat n’autorise pas un partage non structuré fondé sur l’équité ; l’article 1.640 institue la communauté partielle comme régime supplétif, sous réserve des exceptions légales.
La pension des enfants prend-elle fin à dix-huit ou à vingt-cinq ans ?
Aucun de ces âges ne constitue une règle universelle d’extinction automatique d’une décision existante. La majorité modifie le contexte juridique, tandis que le besoin démontré, les études et les ressources restent pertinents. La Súmula 358 du STJ exige une décision judiciaire, après débat contradictoire, pour une suppression fondée sur la majorité. Sollicitez une révision plutôt que de cesser unilatéralement les paiements.
La pension due à l’ex-conjoint est-elle limitée à deux ans ?
Il n’existe pas de plafond général de deux ans. Le STJ considère en principe la pension entre ex-époux comme exceptionnelle et transitoire, avec des exceptions justifiées lorsque l’autonomie financière ne peut être raisonnablement atteinte. Les preuves relatives au besoin, aux ressources, à la santé et à la capacité de gain déterminent l’application de cette approche.
Tout divorce étranger doit-il être homologué par le STJ ?
Non. Un divorce consensuel étranger simple remplissant les conditions peut être mentionné directement en vertu de l’article 961, paragraphe 5, du CPC et du Provimento CNJ 149/2023. Les divorces consensuels qualifiés comportant des clauses relatives à la garde, aux aliments ou aux biens, et les autres décisions hors de l’exception, exigent l’analyse de reconnaissance appropriée. Mention, reconnaissance et exécution ne doivent pas être confondues.
Sources officielles
- Constitution du Brésil — Article 226, paragraphes 5 à 8 : égalité des droits dans le mariage, divorce, planification familiale et protection.
- Code de procédure civile — loi 13.105/2015 — Articles 21 à 25, 53, 192, 236, 319, 356, 528 et 529, 693 à 699-A, 731 à 734 et 960 à 965, selon la question traitée.
- Code civil — loi 10.406/2002 — Mariage, capacité, égalité, responsabilité parentale, régimes matrimoniaux, aliments et union stable ; articles précis indiqués dans le texte.
- Lei de Introdução às Normas do Direito Brasileiro — Article 7, notamment paragraphes 1 et 4 : formalités du mariage, rattachements en droit de la famille et loi applicable au régime matrimonial.
- Résolution CNJ 35/2007 — texte consolidé en vigueur — Articles 8 et 33 à 46 : assistance juridique, documents, décision judiciaire préalable sur les questions relatives aux enfants, déclarations, représentation et mention ; modifications issues de la Résolution 571/2024.
- Provimento CNJ 149/2023 — Code national des normes extrajudiciaires — Articles 462 à 467 : actes d’état civil étrangers et mention directe du divorce consensuel étranger remplissant les conditions ; distinction avec le divorce qualifié.
- Résolution CNJ 155/2012 — texte consolidé en vigueur — Articles 1er à 5 et 13 : transcription des actes de mariage étrangers et preuve du régime matrimonial applicable, y compris la Résolution 583/2024.
- Résolution CNJ 131/2011 — Article 11 : l’autorisation de voyage ne vaut pas autorisation de résidence permanente à l’étranger, sauf mention expresse.
- Décret 8.660/2016 — Convention Apostille de 1961 — Articles 1er à 5 de la Convention : champ d’application et fonction d’authentification de l’apostille ; dispenses de légalisation et leurs limites.
- Service public brésilien — inscription au CPF depuis l’étranger — Voies de demande et pièces différentes pour les personnes résidant à l’étranger, y compris les ressortissants étrangers.
- Súmula 358 du STJ — Décision judiciaire, après débat contradictoire, avant la suppression de la pension alimentaire de l’enfant au motif de sa majorité.
- STJ — AgInt no AREsp 3.066.352/SP, publié le 3 juillet 2026 — Pension entre ex-époux exceptionnelle et, en principe, transitoire, avec des exceptions justifiées au cas par cas.
- STJ — REsp 1.951.176/SP, synthèse officielle de jurisprudence — Limites des mesures d’exécution atypiques : subsidiarité, motivation adéquate, débat contradictoire et proportionnalité.
- Loi 12.318/2010 — aliénation parentale — Articles 2, 4 à 6 et 8-A, lus avec la loi 14.340/2022 : comportements, preuve, évaluation, garanties et mesures proportionnées.
- HCCH — Convention de 1980 sur l’enlèvement d’enfants — Champ de la procédure de retour, déplacement ou non-retour illicite et distinction avec le fond du droit de garde, notamment les articles 3 et 4, 16 et 19.
- HCCH — état présent de la Convention de 1978 sur les régimes matrimoniaux — Le Brésil ne figure pas parmi les parties ; l’instrument n’est pas une convention générale d’exécution patrimoniale applicable au Brésil.