La profession d’avocat international

Dr. Mauricio Ejchel
MF Ejchel International Family Law
OAB/SP 135.158

Le marché et l’organisation économique de la pratique internationale exigent de distinguer l’existence d’une question transfrontière, l’habilitation à fournir le service et la structure nécessaire à son exécution. Le qualificatif international désigne un domaine de travail ; il ne constitue ni une licence professionnelle universelle, ni une tranche salariale propre, ni une autorisation d’offrir indistinctement des prestations portant sur le droit d’autres pays.

Habilitation, spécialisation et définition du domaine de travail

Au Brésil, la dénomination d’advogado et l’exercice des activités réservées sont soumis à l’inscription à l’OAB et aux conditions de la Loi nº 8.906/1994, notamment ses articles 1, 3 et 8. La formation universitaire en droit international développe des compétences, sans remplacer cette habilitation. L’annonce d’une spécialité exige également un fondement : l’article 3(III) du Provimento nº 205/2021 vise un titre certifié ou une spécialisation notoire, plutôt que la simple adoption d’une expression dans le nom professionnel.

Le choix entre pratique étendue et concentration sur un segment doit tenir compte des problèmes que le professionnel entend résoudre. Une clientèle peut exiger une coordination entre contrats, fiscalité et questions sociétaires ; une autre, un approfondissement des relations familiales ou successorales comportant des éléments étrangers. Une large capacité d’interlocution n’implique pas la maîtrise de toutes les disciplines ; la spécialisation ne dispense pas davantage de connaître les interfaces déterminant compétence, loi applicable, preuve et efficacité des actes.

L’hypothèse d’un marché saturé, fréquente dans les débats sur la carrière, ne démontre pas l’avantage économique d’une niche. Il faut identifier services recherchés, exigences d’exécution, capacité disponible et coût du maintien de la qualité. Cette évaluation relève de l’organisation professionnelle et se distingue d’affirmations empiriques sur la croissance des postes, la rémunération moyenne ou la part des cabinets, qui nécessitent une recherche documentée.

Rapport de tendances : historique de la classification de l’auteur

La version précédente présentait un rapport de tendances destiné à 2024 et déclarait avoir consulté 123 professionnels de différentes activités juridiques, notamment avocats, enseignants, magistrats, membres du ministère public, agents publics et représentants juridiques d’entités publiques. Le matériau conservé ne comprend ni questionnaire, ni base de réponses, ni critères de sélection, ni répartition de l’échantillon, ni méthode permettant de reproduire la recherche. Il s’agit donc d’une classification attribuée au texte lui-même, et non d’une statistique officielle ou d’une projection validée pour le marché actuel.

Le tableau conserve les 47 entrées et leurs classifications historiques. Hausse, stable, baisse et leurs intensifications expriment les appréciations alors publiées ; elles ne démontrent ni nombre de professionnels, ni croissance de la demande, ni perspective de rémunération. On ne saurait davantage déduire une hiérarchie uniforme entre catégories superposant matières, formes d’organisation et outils technologiques.

Classification de l’auteur dans la version historique ; sans validation comme indicateur actuel du marché
Domaine ou segment du texte originalClassification déclarée dans le texte original
Pratique spécialisée devant les juridictions supérieureshausse
Pratique juridique des relations institutionnellesbaisse
Pratique du droit électoralhausse
Juristes internes d’entreprisestable
Pratique juridique préventivehausse
Représentation juridique des personnes publiquesstable
Pratique juridique syndicaleforte baisse
Pratique du droit fiscalstable
Pratique spécialisée du contentieux de massehausse
Droit administratif et de la concurrenceforte baisse
Droit aérospatialhausse
Droit agrairestable
Droit environnemental, forestier et certification forestièrestable
Droit bancairebaisse
Droit des biosciences et de la fécondation humaineforte hausse
Droit des technologies de l’information et des cryptomonnaiesforte hausse
Droit civilstable
Droit des coopérativeshausse
Droit des contratsforte hausse
Droit du sportstable
Droit numérique et informatiqueforte hausse
Droit de la consommationhausse
Droit du travailstable
Droit des entreprises et droit commercial pour personnes moralesbaisse
Droit de l’énergieforte hausse
Droit international privéhausse
Droit international publichausse
Droit minierstable
Droit maritimebaisse
Droit militairebaisse
Droit pénalstable
Droit de la sécurité socialeforte hausse
Droit de la santéhausse
Droit fiscalstable
Droit du travailstable
Droits humainsbaisse
Faillites et redressement judiciaireforte hausse
Legal design et design thinkinghausse
Médiation, conciliation et arbitragebaisse
Planification comptable et fiscalebaisse
Propriété intellectuelle, marques et brevetsstable
Résolution des litiges en ligne (ODR)hausse
Blockchainhausse
Analyse des données juridiqueshausse
Apprentissage automatiquehausse
Internet des objetshausse
Conformité réglementairestable

La référence initiale aux changements macroéconomiques et aux différences par rapport à l’année précédente demeure le contexte de cette évaluation. Sans séries comparables ni critères vérifiables, elle ne démontre aucun lien causal entre conjoncture, nombre de diplômés et possibilités internationales. L’usage responsable du tableau est historique et critique : il permet de reconnaître la diversité des sujets alors identifiés et de formuler des questions pour une recherche actuelle, sans présenter ses classifications comme des faits présents.

Le droit international et la profession d’avocat international

Opérations bancaires, acquisitions, réorganisations d’entreprises et litiges dans plusieurs juridictions peuvent exiger des équipes nombreuses, des spécialités complémentaires et une coordination entre systèmes. Cette nécessité éclaire la participation de structures plus grandes, mais ne réserve pas toutes les questions internationales aux grands cabinets et ne rend pas l’exercice indépendant impossible. La structure appropriée découle de l’objet, du risque, de l’étendue du travail et des habilitations exigées dans chaque lieu.

Petites entreprises, investisseurs, représentants commerciaux et particuliers peuvent également soulever des questions présentant un lien avec l’étranger. Importation et exportation, contrats, représentation, relations familiales, défense pénale et fiscalité sont des domaines possibles de demande si l’élément international pertinent existe. L’origine étrangère du client ne transforme pas automatiquement toute prestation en litige de droit international et ne dispense pas de maîtriser la matière interne concernée.

En début de carrière, la question utile consiste à définir les prestations réalisables de manière responsable et les étapes nécessitant encadrement ou coopération. Une possibilité d’accès ne garantit pas une clientèle. Il ne faut pas davantage présumer que tout dossier de faible valeur est simple, que les grands cabinets facturent de manière disproportionnée ou que l’orientation politique d’un gouvernement assure une arrivée future d’investisseurs. Ces propositions nécessiteraient des données absentes de l’article.

Les relations professionnelles reposent sur la constance du travail et une communication conforme à la déontologie. Le Provimento OAB nº 205/2021 admet le marketing juridique dans ses limites, impose une information véridique et interdit sollicitation de clientèle et marchandisation. Présence numérique, production de contenus et échanges entre confrères doivent être appréciés selon ce critère, sans promesses de résultats ni incitation à engager les services.

Domaines d’intervention : que fait l’avocat international ?

Le lien avec une autre juridiction peut tenir à la localisation des parties, à l’exécution d’une obligation, à la résidence familiale, à la situation des biens ou à la nécessité de produire des effets à l’étranger. Le travail identifie ce lien et ses conséquences : où agir, quelles normes examiner, quelle autorité est compétente, comment obtenir la preuve et comment utiliser une décision ou un document dans un autre ordre juridique.

La diversité des matières du tableau ne signifie pas qu’un seul professionnel offre personnellement tous les services énumérés. L’intervention directe doit correspondre à une habilitation et une capacité effectives ; coopérer avec des spécialistes exige une délimitation des responsabilités, la confidentialité et une information adéquate du client. Assister un Brésilien ayant des intérêts à l’étranger et un étranger au Brésil peut nécessiter des dispositifs différents, même face à des problèmes semblables.

Une distinction réglementaire spécifique s’ajoute : le Provimento OAB nº 91/2000 régit la consultation en droit étranger au Brésil par un professionnel autorisé. L’autorisation est limitée au droit du pays ou de l’État d’origine et ne couvre ni conseil en droit brésilien ni représentation en justice. Un réseau international ou une marque étrangère n’efface pas cette séparation ; l’inscription brésilienne ne dispense pas davantage des règles du pays où l’on entend intervenir.

Formation, rémunération et perception d’honoraires de l’étranger

Formation et expérience

Une formation universitaire solide, l’étude continue et l’expérience encadrée sont des instruments de développement professionnel. Études postuniversitaires, master et doctorat ont leurs finalités académiques propres ; leur utilité dépend du contenu et du projet de pratique. Ils ne constituent pas des étapes indistinctement obligatoires pour l’inscription comme avocat international, pas plus qu’un cours à l’étranger ne confère, à lui seul, une autorisation professionnelle dans la juridiction qui le propose.

La maîtrise des langues doit correspondre aux sources, aux interlocuteurs et aux prestations prévues. L’anglais est largement utilisé dans les milieux internationaux, mais ne constitue ni une condition légale générale d’inscription à l’OAB ni une solution suffisante pour communiquer dans tout dossier. Échanges, cours et travail dans de grandes équipes peuvent contribuer à la formation ; ils ne doivent pas être présentés comme des conditions universelles d’accès ou des substituts à l’expérience juridique effective.

Salaire, recettes professionnelles et honoraires

Bourse de stage, salaire d’avocat employé, rémunération d’un associé professionnel et recettes d’activité indépendante sont des grandeurs différentes. Les anciennes fourchettes en salaires minimaux et les taux horaires en dollars n’étaient accompagnés d’aucune source, période de collecte, durée de travail, région ou formule contractuelle comparable. Ils ne constituent donc ni référence actuelle de rémunération, ni minimum professionnel, ni offre de services. Les encaissements bruts ne correspondent pas davantage au revenu net du prestataire.

L’article 22 du Statut de la profession d’avocat distingue honoraires convenus, fixés judiciairement et mis à la charge de la partie succombante. Pour l’engagement, le Code d’éthique et de discipline, notamment ses articles 48 et 49, exige de préciser objet et rémunération et préconise la modération selon importance, complexité, travail, temps et autres éléments prévus. Les règles et le barème de la section compétente doivent être considérés ; nationalité du client et monnaie de paiement ne déterminent pas un tarif international uniforme.

Facturation horaire et forfait sont des modèles contractuels qui doivent refléter le périmètre de la mission. Pour le premier, il convient de définir relevés, activités comptabilisées et vérification ; pour le second, étapes incluses, extensions et dépenses. Le relevé d’heures ne remplace pas la définition du service, et aucune formule ne permet de présumer des gains illimités dépendant uniquement de la capacité à attirer des clients.

Relations avec le client, facture et documentation

Intervenir dans différents fuseaux horaires exige de convenir de la langue, des canaux, de la disponibilité et du traitement des urgences. Des rapports hebdomadaires, bimensuels ou mensuels peuvent être adaptés à la demande ; ils ne résultent pas automatiquement du caractère étranger du client. Une communication prévisible sert mieux l’exécution qu’une promesse indifférenciée de disponibilité à toute heure.

La facture, ou invoice, décrit les sommes réclamées ; le relevé d’heures, ou timesheet, est pertinent lorsque le modèle convenu l’exige. Ces documents doivent correspondre à l’accord et au travail réalisé, sans être confondus avec les documents fiscaux éventuellement exigés par la législation applicable. L’article 52 du Code d’éthique régit la facture d’honoraires et ses limites ; la terminologie du client ne modifie pas la nature professionnelle de la facturation.

Change et qualification fiscale

La Loi nº 14.286/2021 doit entrer dans l’analyse du paiement international. Son article 13 prévoit les hypothèses de stipulation en monnaie étrangère, notamment les obligations avec créancier ou débiteur non résident, dans les conditions définies. Monnaie de référence, règlement, conversion et répartition des coûts doivent être clairement déterminés plutôt que de présumer une facturation en dollars pour tout contrat.

À l’entrée des fonds, il faut vérifier institution et canal autorisés, identification de l’opération, documentation pertinente, taux convenu et coûts. La législation n’impose pas de conclure généralement que toute recette d’exportation de services doit être immédiatement convertie et créditée sur un compte national : l’article 26 de la Loi nº 14.286/2021 a modifié la Loi nº 11.371/2006 pour permettre la conservation à l’étranger des ressources d’exportation, dans les conditions légales. Le choix concret exige de respecter le régime applicable, sans recommander indistinctement un compte ou un prestataire.

L’origine étrangère du paiement ne détermine pas non plus, isolément, son traitement fiscal. Pour l’ISS, l’article 2(I) et le paragraphe unique de la Loi complémentaire nº 116/2003 distinguent exportation et service développé au Brésil dont le résultat s’y produit, même payé par un résident à l’étranger. Les autres impôts dépendent de l’opération, du contribuable et du régime pertinent ; l’analyse ne se réduit ni à un pourcentage unique prélevé par la Receita Federal ni à la qualification automatique de tout honoraire comme exportation.

Recherche et développement de la pratique

La réduction des obstacles à la communication élargit les possibilités de coordination, sans éliminer frontières réglementaires, différences procédurales ou coûts d’exécution. Développer la pratique exige de convertir un vaste champ d’intérêts en services délimités, avec capacité démontrable, documentation et conditions d’assistance adaptées. L’étude de marché doit exposer date, population, méthode et limites ; une bibliothèque de travail nécessite des sources officielles et le suivi des modifications pertinentes.

Sources officielles

Lectures complémentaires

La formation et les questions d’habilitation sont examinées dans La pratique juridique internationale : comment se spécialiser ? Les choix d’accès et de développement sont abordés dans Carrière en droit international — Avocat international ; l’organisation de l’assistance et de la facturation est développée dans LA PROFESSION D’AVOCAT INTERNATIONAL. Le répertoire général figure également dans 18 questions et réponses de droit international.